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Nous sommes Julie et Mounira. Nous nous sommes rencontrées en 2007. Quelques semaines plus tard, nous écrivons Ça changera quoi : une conversation mise en musique entre l’élan optimiste de l’une et les tristesses de l’autre. Cette chanson a été rangée dans un tiroir, mais elle n’a jamais cessé de vibrer en nous.

La musique s’éloigne mais en 2017, nous transformons la vieille dépendance poussiéreuse des voisins en lieu de répétition. Dans un premier temps, on monte un répertoire de reprises en tout genre que nous partageons avec des ami·e·s lors de soirées musicales, chacun·e apporte sa voix, son instrument et son énergie. Puis une nouvelle composition naît : Mon Ange, que nous décidons de proposer en public lors d’une scène ouverte. C’est le point de bascule. Quelques mois plus tard, nous enchaînons les scènes ouvertes, les guinguettes, puis des lieux plus variés. Peu à peu, le duo s’affirme. Julie compose, joue et chante avec une énergie solaire. Mounira écrit, raconte et incarne. Elle est plutôt lunaire ! Ensemble, nous ajustons textes et mélodies, chacune avec sa sensibilité.
Vient le moment de choisir un nom. Après plusieurs apéros et beaucoup de doutes, No‑Sé s’impose. Beaucoup y entendent l’espagnol “je ne sais pas”. Cette interprétation nous va très bien mais en réalité, No‑Se porte un sens plus large… et l’accent sur le “e” n’arrivera que plus tard.

En 2022, Julie fabrique sa guitare avec un luthier. Quelle aventure ! Puis elle s’équipe d’un looper et d’une stomp box. Nos voix s’accordent de ces nouveaux arrangements et lorsqu’elles se mêlent, dialoguent dans une étonnante harmonie qui devient notre signature.

Bien sur, il y a eu des moments difficiles : des essais infructueux, des conditions techniques bancales, des voix fatiguées, des lieux récalcitrants, des concerts sous la pluie. Mais ces épreuves ont soudé notre duo, affûté notre travail, nourri notre complicité.

Pendant tout ce temps, Ça changera quoi continuait de résonner en arrière-plan et constituait notre fil rouge : rester optimiste dans un monde qui semble s’effondrer. L’aboutissement de cet engagement nous amène a créer L’amour moins triste, un spectacle qui reprend cette intuition première : le monde s’effondre peut-être et l’amour ne nous sauvera pas de tout… mais il ouvre un espace où l’on peut encore se tenir ensemble. Notre première chanson y trouve tout naturellement sa place!

No-Sé est-il « engagé » ?

On nous renvoie souvent que No-Sé est un duo féministe et « engagé ».

Sommes-nous féministes ? Oui, car nous sommes sensibles à ce que chaque être vivant soit respecté et traité avec équité. La femme est une minorité comme les autres.

Sommes-nous engagées ? Oui, mais dans quoi ?
Les inégalités sociales, les violences policières, les lois liberticides, le manque de respect du vivant, les discriminations et, en filigrane, nos fragilités d’humain.e.s, sont des sujets qui nous touchent au plus profond et la musique s’est imposée comme un langage naturel pour en parler quand nous sommes d’accord mais aussi quand nos avis divergent. Certaines chansons frappent frontalement, d’autres prennent des tournures plus sensibles.

Derrière le duo :
l’écho de deux sensibilités

Mounira

Tout est prétexte à l’expression ! Elle mélange le théâtre, les arts plastiques, la musique et l’écriture dans tout ce qu’elle fait. Elle anime des ateliers où les mots deviennent des outils pour comprendre, relier et questionner. Ses textes — poèmes, fragments, éclats lucides — portent une manière de regarder le monde sans détour. Pour elle, l’engagement est clairement ancré dans les démarches d’éducation populaire. Elle essaie d’être cohérente avec tout ça et bien sûr elle n’y arrive pas. Elle est humaine ! Elle revendique une part de bizarrerie, comme une maladresse ou une drôle de dissonance dans sa présence au monde, qui ouvre des chemins inattendus. Si ses mots semblent souvent tristes ou mélancoliques, elle reste profondément optimiste et l’humour est son arme : même si elle voit clairement combien la jeunesse actuelle porte le poids des choix passés, elle est convaincue que cette période sombre finira par donner naissance à de nouvelles formes de beauté, de conscience et de solidarité. Bientôt.

Elle aime :
 • Les gens qui s’aiment
 • les apéros
 • Les tartes aux pommes
 • Les vélos mais n’en possède pas car elle n’aime pas pédaler
 • Le foie gras mais seulement dans ses souvenirs, car elle ne mange plus d’animaux depuis longtemps

Elle n’aime pas :
 • Les câbles mal rangés
 • Les jugements hâtifs
 • Les inégalités
 • Les gens qui disent « oui mais toi c’est pas pareil »

Julie

Un chaos doux qui, sous pression, trouve sa juste place au service des autres. Elle joue, chante, impulse. La guitare, les harmoniques, les doubles voix : tout est prétexte à créer du relief. Elle compose par élans soudains, quand ça joue tout seul. Le son est un peu fort, jamais trop sage, entre pop et folk. Elle ne se dit pas grande chanteuse, mais elle sait transmettre des émotions, du bonheur et parfois des sentiments. Le monde, elle le voit un peu perdu, comme un phare éteint, mais elle croit à la lumière intérieure que chacun porte en soi. C’est cette lumière qu’elle veut raviver, individuellement et collectivement. La musique est entrée dans sa vie au Jardin Musical, alors qu’elle avait 5 ans et qu’elle voulait juste jouer de la guitare. Elle a trouvé sa voix en chorale, puis la scène en comédie musicale. À l’adolescence, elle a écrit quelques chansons parce qu’elle avait « mal à vivre ». Depuis 2017, avec Mounira, elle crée des chansons pour provoquer des espaces de rencontre.

Elle aime :
 • être vivante
 • les apéros
 • le chocolat
 • garder le cœur ouvert
 • l’amour, évidemment

Elle n’aime pas :
 • la noix de coco
 • les personnes qui souhaitent dominer les autres, les méchants, les gens faux
 • le mensonge permanent de notre société

N’oublions pas notre mascotte, Ryuk !

Vous verrez parfois déambuler ou dormir une sorte de loup blanc sur les photos ou sur les vidéos, ici chez lui avec « son chat ».  Voici Ryuk ! Il ne faut pas se laisser impressionner par sa taille ou sa tête de loup. C’est en réalité un magnifique Berger blanc suisse de 6 ans. Si on l’appelle le plus souvent « Doudou », c’est parce qu’il est aussi doux que grand. Si vous acceptez qu’il vienne avec nous en concert, vous constaterez qu’après quelques minutes de bavardage intempestif et quelques tours du territoire, il se couche avec nous et on finit presque par l’oublier ! Si par contre, c’est compliqué de le recevoir chez vous, pas d’inquiétude, il connaît quelques bonnes adresses pour aller passer la soirée !

Il aime :
 • Les câlins
 • Dormir sur le looper de Julie ou pile au milieu d’une batterie, quand il y en a une
 • Obtenir un petit morceau de viande… mais seulement sur autorisation spéciale et après une démonstration de bonnes manières (s’asseoir, donner la patte : ça lui donne la classe !)
 • Les enfants
 • Les chats — qu’il course parfois pour jouer, même si, visiblement, le chat n’a pas toujours le même projet !

Il n’aime pas :
 • Rester enfermé des heures
 • Être seul
 • Les gens trop alcoolisés ou trop perchés qui veulent absolument le caresser (peut‑être a-t-il un contrat secret avec la prévention des addictions)
 • Les fausses notes